La Presse, le 22 juillet 2006
- Entrevue avec Nicolas Pinson
Sympatico MSN
Reportage vidéo présenté par Sympatico MSN
Canoë - Journal de Montréal, le 22 juillet 2006
Festival Juste pour rire
L'improvisation réinventée
David Patry
Le Journal de Montréal [Article original]
MONTRÉAL -- «On est ici pour mettre les comédiens dans la merde!», a lancé l'animateur Nicolas Pinson, donnant le ton aux Soirées improductives, un spectacle d'improvisation complètement éclaté qui réinvente le genre.
Le concept est simple mais terriblement efficace. Sur des thèmes imposés, les comédiens doivent improviser pour se tirer d'affaire. Le tout est pimenté par de folles contraintes imaginées par les spectateurs.
Mercredi au Studio Juste pour rire, Laurent Paquin, Daniel Malenfant, Simon Boudreault et Diane Lefrançois se donnaient la réplique.
Malgré les nombreuses tentatives du public, difficile de déstabiliser ces improvisateurs chevronnés.
Ils se sortaient d'affaire avec tellement d'aisance que cela semblait arrangé avec le gars de vues. Tout en légèreté, ce spectacle a permis au public de s'évader du quotidien, et surtout de rire un bon coup.
Les bons moments
Laurent Paquin en lecteur de bulletin de nouvelles qui cède l'antenne à son envoyé spécial à Sorel. «Voici maintenant notre segment 'on se crisse un peu moins des régions que d'habitude'...» Tellement vrai!
Catégorie Gestafaires. Nicolas Pinson avise Diane Lefrançois qu'elle devra pousser Laurent Paquin à faire une action. «Ce sera pas facile!», réplique-t-elle du tac au tac.
Dans la peau d'une éducatrice atteinte du Parkinson, Diane Lefrançois doit réaliser un message pour s'inscrire dans une agence de rencontre. «Tu peux me pager. Mais il n'est pas sur vibration, sinon je ne t'entendrais pas!»
Daniel Malenfant devait courtiser ces dames. Dans son personnage de vendeur de balayeuse hyperactif, il a lancé: «Je cherche l'amour, mais surtout une femme qui aspire... à beaucoup plus que le quotidien!»
Les moins bons moments
Pas une soirée d'improvisation ne se passe sans que certains sketchs tombent un peu à plat. Mais franchement, la prestation des Improductifs était tellement réussie qu'on a du mal à trouver de moins bons moments.
Mais puisqu'il en faut absolument un, notons l'opéra improvisé par Simon Boudreault. On remarquera le courage de l'homme, qui a décidé de relever le défi. Mais bon, comme ténor, on a vu mieux.
La Presse, le 21 juillet 2006
Ligue d'improvisation: les improductifs
Isabelle Massé
La Presse [Article original]
Il faut déjà aimer le goût du risque quand on prend part à une joute d'impro conventionnelle. Mais il faut être téméraire et pas tout à fait sain d'esprit pour accepter de participer à une soirée où le public a pour mandat de compliquer la vie aux joueurs. Permettons-nous d'ajouter insouciant...
Mais voilà justement ce qui doit motiver la bande des Improductifs composée notamment de Laurent Paquin, Simon Boudreault et Daniel Malenfant: le fait de marcher constamment sur un fil de fer tendu à 30 mètres au-dessus d'un ravin, pendant leurs Grandes Soirées improductives. Pour la première fois au Festival Juste pour rire, avant-hier, le trio et quelques copains (dont le musicien Éric Desranleau) se sont pliés aux moindres désirs de l'animateur de la soirée (le baveux Nicolas Pinson), mais surtout des spectateurs à qui on demande constamment de lancer aux artistes des thèmes d'impro et des contraintes.
Un show relevé
Comme les improvisateurs de l'émission Whose Line is it Anyway?, Paquin, Boudreault, Malenfant et compagnie ne peuvent rien faire comme bon leur semble. Mercredi soir, quand on a obligé Laurent Paquin à jouer au chef d'antenne d'un bulletin de fin de soirée, il a dû composer avec une chroniqueuse culturelle qui se mord tout le temps la langue, un reporter qui voit la mascotte Youppi partout et un envoyé spécial à Sorel qui saupoudre ses phrases d'onomatopées.
Fonctionner ainsi nous donne droit au meilleur et au pire. Lors de la première médiatique, mercredi, le public entassé au Studio Juste pour rire a toutefois eu droit à un show relevé.
Voir les improvisateurs se sortir du pétrin et surmonter certains obstacles nous a fait pouffer de rire à tout coup.
La Presse accorde d'ailleurs sa première étoile à Diane Lefrançois (l'élément féminin de la bande, ce soir-là), hilarante en fille qui improvisait une chanson hip hop sur Goldorak et en éducatrice de service de garde qui avait le Parkinson et qui recherchait l'âme soeur: «Tu peux me pager. Ma pagette n'est pas sur le mode vibration, sinon je ne t'entendrais pas!»
Mention spéciale également à l'animateur Nicolas Pinson qui sait s'imposer tout en laissant aux improvisateurs la place qui leur revient. Monsieur a aussi toujours le mot pour faire rire le public et énerver les artistes à ses côtés.
Les représentations des Improductifs se terminent demain, mais le premier mardi de chaque mois, la bande se donne rendez-vous au Cabaret Juste pour rire. Car elle aime vraiment répondre à tous vos désirs...
Première chaîne de Radio-Canada, le 15 juillet 2006
"En attendant Le Bigot" - MP3 - 1.3MB
Francine Grimaldi
Première chaîne de Radio-Canada